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27 mai 2014

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Catégorie Entreprises Les gens / Portraits
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Atelier de découpe de Camarès : Philippe Raymond, l’homme de la reprise

Philippe Raymond, à la tête de l’Atelier de Camarès, avait le profil idéal pour reprendre l’entreprise de découpe de viandes. En témoignent aujourd’hui les résultats de la PME : une croissance de 10 % de 2012 à 2013 qui continue d’augmenter en 2014. Le dirigeant ne laisse rien au hasard.

Philippe RaymondPhilippe Raymond originaire de Versols-et-Lapeyre à côté de Saint-Affrique, a toujours voulu reprendre une entreprise. « Je suis plus repreneur que créateur » justifie le quadragénaire. Son parcours et son expérience dans le milieu de la viande l’ont tout naturellement conduit à l’Atelier de découpe de Camarès. Il aurait pu reprendre l’exploitation agricole familiale mais c’est finalement son frère qui poursuit l’activité. Après un bac D, Philippe Raymond, choisit la filière viande avec un BTS en industrie agroalimentaire et biotechnologies option viande charcuterie et salaison au Lycée de La Roque. Très attaché au territoire, l’aveyronnais ne quitterait son département pour rien au monde. Ainsi, une fois ses obligations militaires assurées, il revient au pays et commence sa carrière en tant que commercial aux abattoirs Farret, à Saint-Affrique, spécialisés dans la viande de chevreaux et de lapins. Il y reste 10 ans et demi et poursuit son chemin chez Décembre à La Cavalerie pendant 6 ans et demi. De responsable des achats, il est devenu directeur de la société. Fin prêt pour reprendre une entreprise, Philippe Raymond se lance dans l’aventure et rachète l’Atelier de découpe de Camarès le 1er juillet 2011 qui employait alors 4 personnes. « J’ai repris l’Atelier grâce à Aveyron Expansion qui m’a accompagné et qui avait mandaté un cabinet chargé d’élaborer un diagnostic stratégique pour l’avenir de l’entreprise. J’ai alors su que le défi relevait du possible et qu’il fallait juste la restructurer » raconte le dirigeant comme si tout un chacun était en mesure d’assurer le challenge. Il s’est alors attaqué à tous les niveaux de l’entreprise : commercial, formation du personnel, hygiène, bâtiment… et s’est donné comme tâche de soulager les éleveurs dont la découpe n’est pas le métier, en leur proposant une prestation de services : désossage, découpe, transformation de viandes bovine, ovine, porcine et équine (saucisse, tranche, carpaccio, tartare, frais, surgelé…), selon un seul mot d’ordre : la qualité. Les agriculteurs fondateurs de l’atelier ne s’y trompent pas puisqu’ils sont toujours clients, aux côtés désormais de quelques 400 autres sur un rayon de 150km. Le travail de l’Atelier de découpe de Camarès fait ses preuves : la viande qu’il a préparée pour une cliente de Laguiole s’est dernièrement retrouvée sur les tables de l’Elysée et de la Tour d’Argent. Philippe Raymond qui entretient une relation de proximité avec chacun de ses clients croit beaucoup à la vente directe et aux circuits courts. Dans ce cadre, le volume traité par l’entreprise continue d’augmenter, « nous grapillons des parts de marché » explique le chef d’entreprise positionné sur le haut de gamme. « Nous disposons d’éléments de différenciation fort. Nous sommes par exemple les seuls à faire du steack haché frais sans sel » ajoute Philippe Raymond. L’Atelier de Camarès qui réalise 503 000€ de chiffre d’affaires et emploie désormais 8 personnes effectue aussi 40% de son activité en bio. « Un travail d’équipe pour des services de qualité » insiste Philippe Raymond. « Nous sommes capables de tout faire et nous proposons de tout faire » surenchérit le dirigeant avec des projets toujours plein la tête.

2 commentaires pour “Atelier de découpe de Camarès : Philippe Raymond, l’homme de la reprise

DUTTO Monique dit :

Bonjour,

J’ai acheté à Fréjus de la viande provenant de votre atelier de découpe, je souhaiterai savoir si la viande provient d ‘éleveur bio.

merci par avance

    Sophie (auteur) dit :

    Bonjour,
    L’Atelier de Camarès n’effectue qu’une prestation de découpe et ne commercialise pas les produits transformés. Ce sont les éleveurs qui commercialisent les produits qu’ils ont fait découper par l’Atelier de Camarès. Donc tout dépend de l’éleveur… Si sa viande est bio, la mention AB figure sur l’étiquette.
    Cordialement

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